Rainbowcinema ou le septième art et l'homosexualité

* * * * * * Lumière sur l'homosexualité au cinéma * * * * * * *

dimanche 13 août 2006

CHOUCHOU

z_ro1

affiche_de_chouchou2Adaptation d'un spectacle de Gad Elmaleh, Chouchou raconte l'histoire d'un jeune maghrébin travesti (Choukri dit Chouchou), venu en France clandestinement et qui, après avoir balancé un flot de galéjades sur sa situation, est accueilli dans une paroisse par Frère Jean et Père Léon.chouchou_4






Clichés land

Overdose assurée de fanfreluches, de boas, de jupes et robes bigarrées à la vue du film de Merzak Allouache. Chouchou accumule allègrement les stéréotypes éléphantesques sur l'homosexuel. Celui-ci est friand des produits de beauté, passe son temps dans les rayons cosmétiques des supermarchés et fréquente assidûment le sauna, temple incontournable des fofolles... La prétendue comédie ne tarit pas de clichés à faire mourir d'ennui. Chouhou et ses acolytes sont maniérés à tous crins, affichent de sempiternelles et écrasantes mignardises et ne peuvent être évidemment que des travelos écoutant les tubes beaufs des années 80 ou presque... Autre personnage homo, autre catastrophe : Alain Chabat incarne un certain Stanislas, vieux gars à l'allure de dandy raté, sans cesse enguirlandé par sa maman chérie...

Petites blagues potaches entre amis

chouchou_1Chouchou n'est en fait qu'une kyrielle de sketches caricaturaux et pas drolatiques pour un sou. Tiens, vl'à Gad Elmaleh en robe de pouffe et Roschdy Zem en frère Jean, obnubilé par la Vierge Marie. Et puis, plus tard, Michaël Youn en transformiste et Alain Chabat de passage dans le film. Acteurs et actrices (Catherine Frot, notamment) sont présents. Problème : confinés à des rôles pâlichons, ces derniers se contentent joyeusement de se travestir à l'écran (en drag-queen, prêtre bigot ou psy sottement attachée à son vase), débitant les propos oiseux d'un scénario qui ne rime qu'avec indigence. chouchou_2Et le film ne peut que s'embourber dans une fin bénête et nullarde à l'extrême...

Somme toute, les interprètes ont gentiment folâtrer avec leurs tenues de travelos et leur fausse paire de seins, ne dégageant au final qu'une contrefaçon pâle et assommante de la comédie.



Sortie : mars 2003
Distribution : Gad Elmaleh, Claude Brasseur,  Roschdy Zem, Catherine Frot, Alain Chabat
Réalisation : Merzak Allouache
Scénario : Gad Elmaleh et Merzak Allouache
Photographie : Laurent Machuel
Musique : Germinal Tenas, Gilles Tinayre
Production : Les Films Christian Fechner / France 2 Cinéma / Fechner Productions / KS2 Productions / Canal +
Genre : Comédie
Durée : 115 minutes
                              

                           * * * * * *

Posté par Rainbowcinema à 12:00:00 A - Films français - Commentaires [0] - Permalien [#]


mercredi 9 août 2006

L' AUBERGE ESPAGNOLE

quatre_coeurs

affiche_l_aubege_espagnole
Xavier, vingt-cinq ans, est un étudiant en économie. Afin d'améliorer son espagnol, il participe au programme d'échange universitaire européen (ERASMUS) et décide de s'envoler à Barcelone pour y effectuer son DEA.





l_auberge_espagnole_romain_duris_et_son_sac___dos1
Récit d'un voyage initiatique

Xavier est un jeune homme un peu déboussolé car il se trouve au carrefour de l'adolescence et de l'âge adulte. En quête d'identité, le personnage principal de L'Auberge espagnole part non seulement pour mieux maîtriser la langue de Cervantes mais surtout pour y vivre une expérience le menant vers une maturité. Aux pérégrinations dans les rues de Barcelone correspondent celles du spectateur dans l'âme un peu paumé d'un adulte en devenir. Mais avant la grande aventure : les sempiternels préparatifs.  Très bien documenté, le film de Klapisch met en scène la confrontation de l'étudiant aux rouages de l'administration universitaire. Xavier est traîné de bureau en bureau et doit joindre à son dossier ERASMUS mille et une pièces... Le départ semble loin mais il finit par avoir bien lieu. Au programme : la vie entre colocataires venus de part et d'autre de l'Europe, la rencontre avec des jeunes mariés français et une liaison amoureuse, le tout accompagné de la voix off de l'étudiant, expression de son égarement.


Un patchwork richement diapré

l_auberge_espagnole_groupeLe film convie à un séjour hyper-chaleureux, chez des étudiants venus d'ici et d'ailleurs et dans une Barcelone très vivante. Et bienheureux est le voyageur puisque tout n'y est pas noir et blanc. Le réalisateur propose une carte postale aux couleurs chatoyantes et variées à travers les différentes nationalités des étudiants de L'Auberge espagnole. Ces derniers partagent un appartement dans une jolie petite pagaille, écho au désordre intérieur de Xavier en proie à une tristesse suggérée par une sublime chanson de Radiohead (No surprises). Les personnalités sont très disparates : Wendy, l'Anglaise, est la femme névrosée, atteinte d'un syndrome aigu du plumeau tandis qu'Alessandro, l'Italien, est le gars cradingue, grand méconnaisseur du rangement et de la propreté. l_auberge_espagnole_c_cile_de_france_et_romain_durisEntre les deux extrêmes, les autres qui viennent aider Wendy de temps à autre, histoire de participer un peu (mais vraiment juste un peu) aux tâches ménagères. Sans oublier Isabelle, la lesbienne venue de Belgique, cohabitant avec la bande d'étudiants hétéros. Elle aussi contribue à la luxuriance de ce microcosme dynamique. La preuve : elle donne des cours de caresses à Xavier et offre de nombreux instants inénarrables. Et il reste évidemment la tête à claques. Le mari d'Anne-Sophie en est un parfait stérétotype. Attention, l'homme n'est pas seul puisqu'il rivalise avec le frère de Wendy, prénommé William et dont la bouche est toujours prête à l'emploi pour lâcher des propos affligeants...

Une auberge au menu alléchant

l_auberge_espagnole_audrey_tautou_et_romain_duris1Un aller simple n'est pas de refus pour cette comédie débordante d'ingéniosité. Le collage du début du film, suggérant le caractère infini des démarches admnistratives,l_auberge_espagnole_t_tes___travers_la_porte_entrouverte2 illustre à  merveille la créativité dont fait preuve le cinéaste. Idem pour le recours au split screen au moment où Alistaire débarque à l'improviste alors que sa petite amie, Wendy, le trompe allègrement avec un Américain. Le casting est de première classe pour ce superbe voyage. Cécile de France, Kelly Reilly, Audrey Tautou et Romain Duris assurent brillamment la relève des acteurs européens. Judith Godrèche entre parfaitement dans la peau d'Anne-Sophie, personnage timoré et ultra-coincé. Que du beau monde à Barcelone et dans le petit appartement du propriétaire à qui l'on demanderait bien de faire un p'tit tour.

L'odyssée tient parfaitement ses promesses de moments jubilatoires à travers un univers joliment diversifié.

Sortie : juin 2002
Distribution : Romain Duris, Judith Godrèche, Audrey Tautou, Cécile de France, Kelly Reilly, Xavier de Guillebon, Kevin Bishop, Frederico d'Anna, Christian Pagh, Christiana Brondo, Barnaby Metschurat, Olivier Raynal, Iddo Goldberg
Réalisation : Cédric Klapisch
Scénario : Cédric Klapisch
Photographie : Dominique Colin
Musique : Loïc Dury, Daft Punk, Radiohead 
Production : Ce Qui Me Meut Motion Picture / Mate
Genre : Comédie
Durée : 120 minutes

                                     l_auberge_espagnole_c_cile_de_france_et_sa_prof_de_danse

                   * * * * * *   


Posté par Rainbowcinema à 12:00:00 A - Films français - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 7 août 2006

8 FEMMES

cinq1



affiche_huit_femmes3Un an après Sous le Sable, François Ozon a encore conquis les spectateurs et la critique avec 8 Femmes, film librement adapté d'une pièce de Robert Thomas et exclusivement interprété par la gent féminine.

Dans les années cinquante, à la veille de Noël, un drame éclate dans une maison bourgeoise coupée du monde par la neige : Marcel, le maître céans des lieux, a été découvert mort, poignardé dans le dos. Un climat de suspicion envahit alors la demeure où sont réunies huit femmes, toutes liées à Marcel et parmi lesquelles se trouve la coupable...


Un film hybride à l'image de la diversité féminine
 
Le film de François Ozon présente un panthéon de femmes diaboliques, fallacieuses et vénales. Les personnages pourraient bien avoir quelque parenté avec les tueuses bibliques les plus illustres telles que Dalila, Jézabel ou encore Hérodias. Rien  d'étonnant à ce que Marcel ait sombré dans une profonde prostration en compagnie de cette terrible engeance féminine. De la plus jeune à la plus âgée, toutes sont dévorées par une perversité qui atteint des sommets hors pair.8_femmes_suzon3

Casting exceptionnel pour 8 Femmes de François Ozon. A l'affiche se trouve un florilège de comédiennes françaises : Fanny Ardant, Emmanuel Béart, Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Virginie Ledoyen, Firmine Richard et Ludivine Sagnier. Toutes se donnent la réplique dans un film inspiré de Women de George Cukor. Les personnages s'agitent au cours d'une intrigue similaire à celle des Dix petits Nègres d'Agatha Christie ou dans la version chic d'un cluedo. Un meurtre, des mobiles, des révélations en cascade et huit femmes, toutes susceptibles d'être coupables. Le suspense est alléchant dans un film où les arts se croisent en permanence. Tour à tour, les actrices interprètent une chanson accompagnée d'une chorégraphie dévoilant leur personnalité. Musique, danse, comédie policière, drame y sont habilement 8_femmes_chanel4entremêlés et suggèrent une certaine hybridité traduisant le caractère insaisissable de la femme. Qu'elle soit maternelle, enfant, séductrice, féline, rebelle ou acariâtre, celle-ci y est incarnée à tous les âges par des ambassadrices de charme. Sa diversité transparaît dès le générique d'ouverture où se succède une série de fleurs représentant les personnages. Elle est également reflétée par les costumes des actrices et le décor de la maison, lesquels confèrent à 8 Femmes un aspect bigarré. Les personnages, très différents les uns des autres, expriment sans conteste la multiplicité de la femme mais tous se ressemblent : le caractère démoniaque s'avère leur dénominateur commun.affiche_huit_femmes_81 


Le panthéon des femmes diaboliques      

Faisons honneur à la jeunesse et commençons par Catherine, la petite dernière. Fraîcheur et candeur semblent ressortir de son visage mais son oeil brille d'espièglerie et de méchanceté. C'est donc ironiquement qu'elle porte le doux prénom de Catherine qui signifie pure. Son aînée Suzon s'affiche comme une jeune fille pleine de bonnes manières mais elle cache un lourd secret derrière sa tenue rose bonbon. Gaby, leur mère, est loin d'être le parangon de l'épouse fidèle tandis que leur tante Augustine vit dans une indigence affective et passe son temps à cracher son flot de sarcasmes sur la famille. Malgré son âge avancé, la grand-mère de Catherine et de Suzon se montre complètement étrangère à la sagesse et préfère endosser le rôle ridicule d'un personnage moliéresque (Harpagon dans L'Avare). La soeur de Marcel, Pierrette, ne rehausse en rien ce monde féminin ; elle côtoie le vice en promenant sans pudeur ses plus beaux atours dans les cabarets et dans la rue. Attardons-nous à présent sur les servantes. Dévouée et attentionnée, Chanel est appréciée pour ses services mais une ombre vient ternir ce portrait élogieux. Louise, la femme de chambre récemment engagée, honore très bien sa profession mais elle va bien au-delà de sa tâche, consciente des effets foudroyants que produit sa tenue ancillaire...huit_femmes_e._beart

Un univers féminin, triomphe de la beauté et de la volupté   
                     
             
   images_huit_femmes1
L'homme est peu présent dans 8 Femmes. Marcel, unique personnage masculin brille par son absence. Tout au long du film, il demeure enfermé dans sa chambre. son portrait n'est guère flatteur. Trahi et exploité, il n'est q'un loser pour Augustine, une vache à lait aux yeux de Pierrette. C'est donc la prééminence d'un univers féminin que le film fait émerger dans une demeure apparentée dès lors à un gynécée. Les actrices baignent certes dans une atmosphère caractérisée par une pugnacité et une pléthore d'invectives mais la grâce et la volupté parviennent à affleurer pour être mises à l'honneur. La danse en est la plus belle expression. Omniprésente dans le film, elle n'est pas sans rappeler une certaine danse macabre où la Mort se met en scène et tournoie avant d'accomplir ses funestes desseins. Costumes élégants, galbes séduisants, glamour et prestance illustrent à merveille la beauté et la volupté. Ces dernières émergent lors d'une scène où les joutes verbales et les coups de pieds s'éclipsent pour laisser place à des caresses saphiques où les mains féminines rompent enfin avec la violence pour épouser la réconciliation. Et lors du dénouement, les propos acerbes s'amenuisent pour laisser place à un chant final aragonien, triste et apaisant. Ainsi, si les femmes pataugent dans les enfers, il n'en demeure pas moins qu'elles dardent de splendeur.

Huit femmes et autant d'outrages à la vertu... La probité n'est pas l'apanage des personnages du film mais la pléiade des actrices françaises fait de ce dernier un joyau diamantifère où la dureté a triomphé de la pureté en laissant toutefois une place à la fragilité. Au final, une huitième merveille du monde.   

Sortie : février 2002
D'après la pièce de Robert Thomas
Distribution : Fanny Ardant, Emmanuel Béart, Danielle Darrieux, Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Virginie Ledoyen, Firmine Richard et Ludivine Sagnier
Réalisation : François Ozon
Scénario : François Ozon et Marina de Van
Photographie : Jeanne Lapoirie
Production : Fidélité Productions / France 2 Cinéma / Mars Films
Genre : Drame policier
Durée : 103 minutes

                                              * * * * * *

Posté par Rainbowcinema à 12:00:00 A - Films français - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 4 août 2006

LES BLESSURES ASSASSINES

un_coeur

affiche_les_blessures_assassinesDébut des années trente, Le Mans est marqué par un fait divers macabre : deux servantes tuent sauvagement la maîtresse de maison ainsi que sa fille. Plus connu sous la fameuse affaire Papin, ce forfait empli de mystères a fasciné de nombreux artistes, des cinéastes (comme Chabrol, réalisateur du film La Cérémonie) et des écrivains dont Genet, auteur de la pièce de théâtre intitulée Les Bonnes. Mais le réalisateur du long métrage, Les Blessures assassines, a adapté son film non pas du livre de Genet mais de celui de Paulette Houdyer, lequel ne retient pas le désir de vengeance sociale comme mobile du meurtre à la différence du véritable procès. Retour sur les origines d'un crime atroce...les_blessures_assassines_21

Mesdemoiselles sont serviles et mesdames sont servies

Oui, madame. Non, madame. Madame désire t-elle reprendre une tasse de thé ? Au centre de l'univers : la bourgeoisie, sa garde-robe, ses manies et surtout ses ordres. Les deux soeurs, Christine et Léa sont écrasées sous le poids de ces multiples injonctions. Repasser, laver, cirer et astiquer... La vie est rude pour ces filles, réduites qu'à n'être que des bras serviles, exécutant les tâches ménagères de façon quasi machinale. Mais leur âme, certes marquée par des estafilades, n'a pas cessé d'être et cherche un exil dans un grenier miteux comme leur condition sociale. Impossible de tutoyer la bourgeoisie, et encore moins de la vouvoyer car il est de rigueur de ne pas mélanger les serviettes et les torchons. Moins stylisée que dans Gosford Park de Robert Altman, la frontière existe cependant entre les maîtresses et les bonnes, ces silhouettes qui, une fois leur tenue ancillaire revêtue, ne relèvent que du non-être.

Née de bonne, tu deviendras bonne et de bonne, tu deviendras folle
       

les_blessures_assassines_christine_faisant_la_vaisselleAu début du film : un plan sur le personnage de Christine dans sa geôle. Il n'est pas sans rappeler celui de Norman Bates dans le célébrissime Psychose. A la fin de ce long métrage, le propriétaire hitchcokien du sinistre motel était enfermé dans une cellule et restait muet tandis que l'on entendait sa propre voix off. Idem pour Christine. Deux personnages emportés par une folie meurtrière mais des cheminements différents à bien des égards. L'enfance des soeurs Papin n'a pas été rayonnante. Papa est soupçonné de viols, Maman est volage et les filles (Emilia, Christine et Léa) sont élevées chez les bonnes soeurs. La première rejoint ces dernières tandis que les deux autres ne peuvent que suivre les traces de leur mère. Toutes deux sont employées chez les Lancelin en tant que servantes. Ecartées de toute vie sociale, les jeunes filles finissent par s'enfermer et se fourvoient dans la transgression filmée sans ambages. Christine n'a jamais trouvé de l'amour et du réconfort dans le giron maternel. C'est avec sa soeur Léa qu'elle développe une relation homosexuelle et incestueuse. S'amplifie alors la folie...les_blessures_assassines_chambre_de_christine_et_l_a

L'asphyxie en long, en large et en travers

Si Genet a créé une brillante pièce de théâtre à partir de l'affaire Papin, il n'en est pas de même pour Jean-Pierre Denis. Certes, le réalisateur parvient à faire transparaître une atmosphère suffocante mais les moyens mis à contribution sont trop orthodoxes. Les scènes d'intérieur, les dialogues laconiques et peu nombreux, les costumes sombres d'époque créent un resserrement mais ne suffisent pas à capter l'attention. Les Blessures assassines focalise d'abord sur Christine, emprisonnée, puis le film opère un flash-back coïncidant avec la genèse du crime. L'histoire suit alors un mouvement linéaire, s'orientant vers un dénouement tragique. Pas de surprise mais un long métrage excessivement pesant bien que les actrices entrent avec justesse dans la peau de leur personnage macabre.

La fascination qu'a exercée l'affaire Papin se dilue hélas dans le film académique et hésitant. Fiction et/ou documentaire ? Ambitieux, Les Blessures assassines se perd dans un chemin à l'articulation séquentielle bien trop sage et rectiligne.

Sortie: novembre 2000
Distribution : Sylvie Testud, Julie-Marie Parmentier, Isabelle Renauld, François Levantal, Dominique Labourier, Jean-Gabriel Nordmann, Marie Donnio
Réalisation : Jean-Pierre Denis
Scénario : Jean-Pierre Denis
Photographie : Jean-Marc Fabre
Production : Michèle Pétin, Laurent Pétin - ARP / Le Studio Canal +
Genre : Drame
Durée : 94 minutes

                                      les_blessuers_assassines_les_deux_soeurs1
    
                 * * * * * *    

Posté par Rainbowcinema à 12:00:00 A - Films français - Commentaires [0] - Permalien [#]
« Accueil  1